Exposition peinture “Relief et fluidité” – I-An Chen & Irène Petit

Exposition peinture “Relief et fluidité” – I-An Chen & Irène Petit
Du vendredi 19 juin au dimanche 28 juin
Du lundi au vendredi – 17h > 19h30
Le weekend – 14h > 19h30
Entrée libre
Vernissage le vendredi 19 juin à 18h

“Relief et fluidité”

I-An Chen et Irène Petit vous invite à découvrir l’exposition « Relief et fluidité », née de leur rencontre et échanges autour de leurs deux cultures, qui ont nourrit leur travail artistique. Une rencontre entre orient et occident, spiritualité et vie quotidienne, tradition et modernité.
“Relief et fluidité” s’inspire du thème de la peinture traditionnelle à l’encre de Chine, un monde spirituel transmis depuis des milliers d’années, construit par la coloration des lignes, ainsi que par les changements de rythmes qui émergent du mélange de l’eau et de l’encre. Dans ce monde, l’existence du “je” n’est pas visible, et le caractère de l’auteur, son histoire, ne sont pas le sujet principal de l’expression. Des générations de peintres ont regardé vers les montagnes lointaines, près de l’eau, des nuages, de la brume, de l’herbe et des rochers, et leur ont confié le “je”, et au cours de ce processus de fusion avec la nature, le “Qui suis-je ?” n’a plus d’importance, et la manifestation du “Je” n’est qu’une expression naturelle et non délibérée, comme le pensait Zhang Zao, peintre de la dynastie Tang (618-907). Sa théorie de la peinture “Apprendre avec la nature à l’extérieur, trouver la source du cœur au centre”, est devenue un discours important pour les générations futures.

  

Les artistes : I-An Chen et Irène Petit

I-An Chen et Irène Petit vivent à Saint Thibaud de Couz et Chambéry. Elles sont toutes deux peintres, adeptes de la peinture à l’encre de Chine, elles utilisent des supports différents pour aborder le domaine du chaos et de l’unité. Cette fois-ci, Irène Petit présentera ses nouvelles œuvres avec la technique du Gyotaku*1, tandis que I-An CHEN présentera une série de gravures issues de sa série de peintures, dans le style de la dynastie Song (960-1279).
En apprenant les différentes techniques de l’estampe, I-An a progressivement découvert les lignes semblables à celles d’un dessin traditionnel « Bai Miao »*2, puis, les textures et les effets de flou de l’encrage et l’essuyage. L’ensemble crée une matière douce et profonde, les lignes n’étant pas tracées au pinceau mais gravées, elles ajoutent à l’estampe une simplicité charmante. S’inspirant des peintures « Xiao Pin »*3 de la dynastie Song, elle utilise la gravure pour recréer les fleurs qu’elle a vues ou désirées dans sa vie. Elle apprend des anciens comment s’asseoir tranquillement et reposer son âme dans ce coin de nature.
Irène Petit, évoquant les débuts de ses Gyotakus, raconte les moments où elle nettoie méticuleusement chaque écaille, applique soigneusement la couleur pour l’estampe, ressentant à chaque étape une profonde admiration pour le poisson. Si les couleurs et la composition des tirages reflètent son esthétique personnelle et sa volonté, ils sont également imprégnés d’une autre forme de vie. Ce processus particulier de connexion avec l’autre la fascine et la pousse à poursuivre son exploration, transformant la forme utilitaire initiale des empreintes de poissons en un langage artistique.

*1  Le Gyotaku : technique et art consistant à reproduire des empreintes de poissons sur différents supports tels que du papier ou du tissus, née en Chine pendant la dynastie Song (960-1279) (Yu-Ta en chinois) et a ensuite introduite au Japon et en Corée. 


*2  Bai Miao : forme de peinture chinoise dans laquelle une scène ou une image est représentée uniquement en traçant des lignes avec un pinceau, sans coloration ni rendu d’encre. 


*3  Xiao Pin : peintures dites miniatures dans la peinture chinoise qui s’opposent aux œuvres de grande envergure aux thèmes distinctifs. Peintures de petite taille, simples dans leur contenu et peu encrées, mais pleines d’intérêt.